Une rentrée mouvementée

L’été 2019 a connu divers mouvements de violence semant la terreur chez les habitants, surtout au nord du pays.  Plus de 9.000 professeurs ont été mis au chômage dans le nord. Suite à ces massacres, des familles entières se sont déplacées vers la capitale Ouagadougou et ses faubourgs.  L’arrivée de ces réfugiés amène son lot de problèmes.

En effet dans un premier temps, les écoles ont servi de refuges, dortoirs et de lieux de rencontre. Mais bien évidemment avec la rentrée scolaire de début octobre, il a fallu vider ces classes et les réhabiliter à cause de dégâts inhérents à l’hébergement de grands groupes.  Les familles ont dû être relogées dans des habitations précaires du non-loti. Et il a fallu trouver de nouvelles écoles pour ces enfants déracinés.

Les autorités du pays sont bien conscientes de la situation et mettent tout en œuvre pour que la rentrée se passe dans les meilleures conditions.  Il est prévu de fournir des kits pédagogiques nécessaires ainsi que d’augmenter les capacités d’accueil des établissements.

La question pressante pour les familles est de trouver comment subvenir aux besoins scolaires, matériel à remplacer et frais de scolarité à payer.  Même en faisant des sacrifices pour n’acheter que l’essentiel, les familles nombreuses ont des difficultés à tout payer. Elles vont donc à l’essentiel quitte à se priver dans les repas. Au pire des cas, un ou plusieurs enfants n’iront pas à l’école cette année.

Mais comment dès lors assurer l’avenir de ces jeunes et l’avenir du pays ?  Sans études correctes et sans diplôme, il est difficile de trouver un emploi pour promouvoir les services publics et faire « tourner » le pays.

Sans école, le jeune risque de devenir mendiant ou délinquant, bref  une proie facile à « récupérer » et à endoctriner dans des courants non-démocratiques. 

Le service social est par conséquent fort sollicité. Les moyens financiers que nous pouvons leur envoyer grâce à vos bourses tombent à point nommé.  La preuve en est la présence massive des parents lors des journées de rencontre organisées par le service social, dont nous saluons ici la grande compétence et le professionnalisme !

Synthèse de la situation par Jo Thoorens.

Pour en savoir plus :

Le Point – Afrique : cette menace terroriste qui perturbe tant en milieu rural aussi

Le Monde.fr / Afrique : des milliers d’écoles privées de rentrée à cause du terrorisme

Le Faso.net – La rentrée des incertitudes et des angoisses

LeFaso.net : Le message du Syndicat national des personnels d’administration et de gestion de l’éducation et de la recherche